Ça vol…
Vendredi 24 juin
Et les assistants ils la vivent comment la course ? Être assistant peut paraître un rôle ingrat et pourtant. Sur une course comme l’Airtour, le mot équipe prend tout son sens. Que serrait un pilote sans assistant, sans logistique, et sans réconfort ? Pas grand-chose. On le retrouverait errant dans les alpages à moitié déshydratés à 50 bornes de la balise la plus proche. Bon d’accord j’exagère un peu. Mais bon ils n’ont pas de live tracking et pourtant ils se donnent à fond. Faisant les courses, ravitaillant, séchant les chaussettes mouillées, trouvant un lieu pour dormir, réceptionnant les messages, et cherchant les meilleures stratégies tout en se faisant (presque) appeler maman.
En discutant avec Pierre Alloix, l’assistant d’Antoine Girard, il nous livre ses péripéties quotidiennes tout en vivant entièrement la course… à se demander qui a le plus la pression. Le pilote ou l’assistant ? Impossible pour lui d’abandonner son poulain avant la fin. Pierre nous parle également de l’ambiance entre adjoints où chacun s’entraide. L’aventure Airtour c’est aussi ça, c’est aussi tous ces accotés qui font de l’Homme un humain.
Si non la course a vraiment décollé aujourd’hui. Antoine Girard, seul en tête ce matin avec plus de 30 Km d’avance c’est fait rattraper au Grand Replomb, balise 5, avant de nouveaux creuser l’écart avec un beau vol jusqu’à proximité de l’Obiou. Ses suiveurs les plus proches se trouvent eux du côté de St Martin d’Uriage.
La question qui se pose aujourd’hui, à deux jours de la fin, c’est certain arriveront-ils à boucler le parcours ? Derrière la fatigue se fait sentir et certain sont dans l’abandon. Aller les gars… Ben oui il n’y a pas une seule fille pilote sur l’Airtour. C’est si misogyne que ça le milieu du parapente ? Amis pilotes reposer vous bien, ce n’est pas fini.
Alain Doucé (texte & photos)
























